Shih Tzu

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La saillie chez le chien


Connaissant la régularité du cycle ovarien de votre lice, vous pourrez arrêter, avec le propriétaire de l'étalon, une date approximative de rendez-vous. Mais, par principe, vous l'alerterez dès les premiers feux de votre femelle car vous n'êtes peut-être pas la seule personne à avoir choisi ce mâle. Quatre-vingts pour cent des lices ayant leurs chaleurs en même temps, il n'est pas souhaitable qu'un mâle fasse plusieurs saillies la même semaine (deux tout au plus), Sans aller dans des explications plus complexes : c'est épuisant ! Pour une femelle, une portée par an est un maximum, quatre portées au cours de sa vie.

Quel est l'âge minimum pour la saillie des chiens ?

Pour accoupler deux chiens, il faut attendre que la croissance soit terminée, soit aux environs de dix-huit mois. Si la femelle est en bonne condition physique et s'acquitte bien de son rôle de mère, elle peut engendrer des chiots jusqu'à l'âge de huit ans. Si la femelle n'a pas effectué de saillie avant l'âge de quatre ans, après sa première portée mieux vaudra renoncer à d'autres accouplements que de risquer des complications obstétricales. Pour le mâle, en théorie vers l'âge de huit-dix ans, mais généralement la baisse de la virilité, et la vieillesse sonnent le glas de l'activité reproductrice chez les étalons.

Le moment optimal de la saillie

La coutume veut que ce soit la femelle devant être saillie qui se déplace sur le lieu de résidence du mâle. Cela est source de contraintes pour diverses raisons, dont le voyage, mais la plus grande difficulté est de déterminer le moment où votre femelle sera fécondable. Malgré les explications des différents stades des chaleurs, tout ne se passe pas de façon aussi tranchée. Certaines chiennes sont prêtes avant le fameux onzième ou douzième jour, et d'autres bien après. Ce qui les sauve parfois, c'est la survivance de la semence du mâle plusieurs jours dans les voies génitales de la chienne. Le meilleur moyen de connaître la période de fécondité, c'est de faire suivre la femelle par un vétérinaire grâce à l'emploi des frottis vaginaux. Consultez, dans les Ecoles nationales vétérinaires, les services d'assistance à la saillie, ou en ville des praticiens spécialisés.

Ce suivi vous permettra de connaître avec une plus grande certitude le meilleur jour de fécondation de votre femelle. Le jour J. A l'inverse de ce que l'on pourrait imaginer, ce sont les propriétaires inexpérimentés qui viennent généralement au bon moment — sans doute parce qu'ils sont très attentifs — tandis que les « vieux routiers », ceux qui font saillir régulièrement, ayant peur d'être en retard, arrivent fréquemment un ou deux jours trop tôt. Tant que vous ne l'aurez pas vécu, vous ne pourrez guère imaginer le « casse-tête » que peut représenter l'arrivée d'une lice chez un étalon d'élevage.

Toutes les habitudes de l'éleveur et des chiens sont chamboulées pour réorganiser les programmes. Cela commence par la modification de l'heure des promenades, des exercices et des repas. Il faut éviter de nourrir l'étalon juste avant la saillie, car il peut vomir ou tout simplement s'endormir s'il a I 'estomac trop plein (on appelle cela des somnolences postprandiales).

Un peu avant d'arriver chez le propriétaire de l'étalon, attachez votre compagne avec un collier et une laisse en cuir, puis faites une courte promenade pour la détendre. Vous prendrez soin qu'elle satisfasse ses besoins naturels. Il n'est pas souhaitable qu'elle urine près des locaux ou des bâtiments de votre hôte. Dès le début des chaleurs, les femelles boivent beaucoup plus et urinent en conséquence. Les sécrétions vaginales de la chienne se mélangent avec les urines et lais- sent une odeur très puissante pour les mâles qui les informent de sa proche disponibilité. Ces simples précautions vous éviteront de voir « débouler » une bande de prétendants indésirables ou de les entendre hurler chaque nuit. Après cette balade, installez-la dans votre véhicule (vitre légèrement ouverte) et informez le propriétaire du mâle de votre arrivée.

Un éleveur bien organisé possède toujours un endroit approprié, généralement éloigné des autres chiens, pour les saillies. Les mâles savent ce qu'ils doivent y faire et cela libère parfois la tension de quelques situations pénibles. En général, une femelle est prête lorsqu'elle place sa queue sur le côté de manière à recevoir le mâle. Bien positionnée sur ses membres, les oreilles placées vers l'arrière, les yeux brillants et en mouvement, sont autant de signes qui prouvent que la femelle attend la saillie. En revanche, si elle s'assoit, la queue placée entre les jambes, qu'elle se montre effrayée et tente de mordre le mâle, il est possible qu'il faille attendre un ou deux jours de plus. Dans ce domaine rien n'est certain.

Le mâle sera tenu en laisse pour les premiers contacts. Ils peuvent faire connaissance en courant ensemble, s'échanger quelques câlins et finalement opérer la saillie sans que l'on ait besoin d'intervenir.

Hélas, ce n'est qu'une théorie, et il faut parfois s'armer de patience, d'un tricot ou de n'importe quel magazine en attendant que le mâle et la femelle veuillent bien y mettre du leur. La saillie forcée n'est pas vraiment souhaitable mais il est quelquefois bon de se montrer énergique avec certaines lices lorsque l'arrière dit « oui » mais que la tête dit « non ». Ce n'est pas le seul cas de figure possible. Ainsi, votre brave femelle peut se sentir impressionnée par ce mâle qui tourne autour d'elle. Inversement, celui-ci peut très bien jouer les grands timides, ou se tromper obstinément de cible en prenant des positions qui ne correspondent pas à la logique prévue par la nature. Je pense que vous avez compris qu'une saillie n'est pas aussi simple qu'on le souhaiterait, et peut (sans surveillance) entraîner de graves conséquences pour les deux partenaires.