Shih Tzu

Information sur la race

La dressage du Shih Tzu


Le rappel

Le rappel est un exercice fondamental et le chiot doit être en mesure de l'exécuter le plus tôt possible. L'obéissance systématique étant une base incontournable du rappel, il faudra tenir le chien en connaître son nom : vous le lui aurez appris en l'appelant régulièrement, chez vous ou à l'extérieur, toutes les fois que vous le voyez s'approcher de vous. Ainsi, dès lors que votre ami connaît son patronyme, vous procéderez de la manière suivante :

  • a) tenir la laisse lâche, sans tirer et sans secousse aucune,
  • b) appeler le chiot (on l'appellera ici Médor) ainsi « Médor, viens ! » ou « Médor, ici ! ». Votre injonction doit être affectueuse et allègre mais aussi décidée. Si le chiot accoure, récompensez-le par des louanges et des caresses, puis libérez-le immédiatement de sa laisse et faites-le jouer ;
  • c) si le chiot ne vient pas spontanément, attirez-le doucement à vous par la laisse. Dès qu'il arrive, offrez-lui louanges et caresses et faites-le jouer, comme s'il était venu spontanément.

Pour résumer le travail du rappel

L'exercice du rappel sera répété trois ou quatre fois dans la journée. Répondre à l'appel doit être une joie pour le chiot. Ne iamais le punir s'il tarde à obéir : l'arrivée vers le maître doit être toujours gratifiante.

S'il n'obéit pas, On peut exercer une légère secousse sur la laisse pour le rappeler à l'ordre, mais son arrivée devra toujours être accueillie par des récompenses et des cajoleries.

Ce n'est qu'après un résultat parfait d l'exercice du rappel tenu en laisse que vous pourrez faire exécuter l'exercice à votre chiot cette fois en liberté, toujours cependant en lieu sûr et privé de sujets de distraction.

Assis

La position assise est naturelle chez le chien. Il s'assoit en effet très spontanément, et ceci plusieurs fois par jour. Vous commencerez par lui dire « assis ! » toutes les fois que vous le verrez sur le point de s'asseoir : le chiot associera ainsi tout naturellement l'ordre à la position. Quelques temps après, vous passerez à l'enseignement proprement dit chien tenu au collier de votre main gauche (ou sur la gorge pour lui maintenir la tête relevée) et main droite posée sur son postérieur, vous lui lancerez l'ordre « assis ! » (« sitz » en allemand).

A peine le chiot aura-t-il rejoint la position assise que vous le complimenterez et le récompenserez. La main droite ne doit jamais appuyer sur le postérieur mais simplement accompagner le mouvement : la pression induirait un mouvement contraire de la part du chiot. Répétez l'exercice deux à quatre fois par jour, jusqu'à ce que le chiot l'exécute seul sans problème.

Couché

On peut enseigner le « couché » de différentes manières avec le chiot, il est conseillé de suivre la méthode la moins coercitive qui soit et qui consiste à mettre le chien assis pour l'attirer ensuite vers le sol par un aliment que vous tiendrez à la main et dirigerez lentement à terre. Ce faisant, vous maintiendrez son postérieur avec votre autre main (comme dans l'exercice précédent) et donnerez l'ordre « couché ». Le chiot baissera la tête pour suivre la main qui tient le morceau de nourriture et finira par détendre ses pattes antérieures.

A peine aura-t-il rejoint la position désirée que vous le laisserez manger le morceau et le féliciterez. Cet exercice sera également répété plusieurs fois par jour, deux fois, au maximum quatre, jusqu'à ce que le chiot commence à suivre l'ordre. Au bout d'un certain temps, le geste de la main suffira à l'abaisser à terre et enfin, l'ordre à voix haute seul fera exécuter au chien le mouvement requis. L'exercice toutefois devra toujours se terminer par une récompense « alimentaire » pour le chien.

Pas bouger

Quand le chiot saura bien exécuter les ordres « assis » et « couché », vous pourrez lui apprendre l'exercice du « pas bouger », en vous souvenant toutefois qu'on ne saurait trop en demander à un petit chiot de quelques mois.

Mettez-le dans la position que vous aurez choisie, tendez une main vers son museau et donnez-lui l'ordre « pas bouger » (en allemand « steh ») puis faites un pas en arrière.

Si le chiot cherche à vous suivre, arrêtez-le d'un le complimenterez. Au fur et à mesure que vous lui ferez exécuter cet exercice, vous reculerez de quatre puis cinq pas, pas plus, et le laisserez en position jusqu'à un maximum de trente secondes. Vous alternerez les positions assises et couchées. Cet exercice est difficile pour le chiot et requiert donc de votre part une certaine patience. Il peut être exécuté une ou deux fois dans la journée.

À quel âge commencer le dressage ?

Jadis, les chiens n'étaient dressés qu'à partir de l'âge de 1 an car on croyait qu'avant cet âge, ils n'étaient pas en mesure de comprendre. Pourtant, s'il est vrai qu'un jeune homme de 1 8 ans raisonne mieux qu'un enfant de 6 ans, ce n'est pas pour autant que l'on attend la majorité des enfants avant de les envoyer à l'école Tout comme l'enfant, le chiot a l'esprit plus ouvert et le caractère plus malléable que l'adulte : il est comme une éponge prête à « s'imbiber » des enseignements qu'on lui apporte.

C'est pourquoi les plus récentes écoles de pensée, en matière de dressage, favorisent un apprentissage dispensé le plus tôt possible chez le chiot et enseigné par étapes, de même que les enfants vont d'abord à l'école primaire/ puis au collège, ensuite au lycée et enfin d l'université. Cet enseignement s'effectue en parallèle du développement physique et psychique du chien et sera adapté à ses facultés variant selon les âges successifs : un chiot de 2 mois ne se concentre pas plus de cinq minutes d’affilée et l'on ne saurait attendre de lui qu'il effectue des tâches difficiles. On peut toutefois lui apprendre des exercices de base à travers le jeu et ainsi, en grandissant, il aura déjà bien présent à l'esprit le concept du « travail-divertissement » qui est le fondement de tout dressage valable.